Dossier santé

Préparez-vous à bien affronter l'hiver

Le 22 septembre 2017

  • Enfant enfilant un bonnet dans un décor neigeux

Pour espérer passer à travers les maladies de l’hiver (rhumes, angines, grippes, gastro, etc.), une seule solution : booster ses défenses immunitaires dès maintenant et adopter des habitudes « antimicrobes » ! Vous avez le choix des armes…

Booster ses défenses immunitaires, c’est bien… mais qu’est-ce que c’est, exactement ? Il s’agit d’un système complexe qui désigne l’ensemble des défenses de l’organisme pour lutter contre les agressions, qu’elles soient intérieures (des cellules cancéreuses ou certaines « mauvaises » bactéries, par exemple) ou extérieures (virus, bactéries, champignons, etc.). Le système immunitaire comprend à la fois les barrières physiques que sont la peau, les muqueuses ou encore les amygdales et des défenseurs internes, comme les globules blancs dont le rôle est de détecter les envahisseurs et de les détruire ou, au moins, de les empêcher de proliférer.

Les probiotiques, alliés de notre immunité

La flore intestinale et le système immunitaire sont intimement liés. En effet, plus de 70 % des cellules immunitaires contenues dans le corps se situent dans la paroi des intestins et communiquent en permanence avec les milliards de bactéries qui composent la flore intestinale. Si la balance entre bonnes et mauvaises bactéries (notre flore intestinale est composée de « bonnes » bactéries, qui participent au bon fonctionnement de l’organisme et de « mauvaises », qui peuvent potentiellement nous rendre malades) est déséquilibrée, cela peut affaiblir le système immunitaire et rendre plus vulnérable aux infections.

Au contraire, une flore intestinale équilibrée concourt à une bonne santé ! Les probiotiques sont de bonnes bactéries qui, ingérées en quantités suffisantes, procurent un bénéfice santé. Ils aident à maintenir ou à restaurer l’équilibre de la flore intestinale. Les produits laitiers, particulièrement les yaourts et les laits fermentés, sont des pourvoyeurs naturels de probiotiques, surtout s’ils n’ont pas été pasteurisés ni stérilisés. En consommer quotidiennement est donc un bon réflexe santé en période hivernale. À défaut, vous pouvez également prendre des spécialités disponibles en pharmacie. Comme il existe plusieurs types de probiotiques, qui ont chacun des effets spécifiques (préventifs, antidiarrhéiques, pour les bébés, les adultes, etc.), n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien : il vous indiquera la cure la plus adaptée à vos besoins.

La vitamine C, reine de l’hiver !

Les vitamines sont des substances indispensables au bon fonctionnement de l’organisme qui, à l’exception de la vitamine D (la vitamine D est produite par le corps via l’exposition au soleil. Elle aide le calcium à se fixer sur les os), est incapable de les fabriquer lui-même. Elles doivent donc être absorbées via la nourriture… normalement !

Sur les 13 vitamines identifiées à ce jour, la vitamine C, également connue sous le nom d’acide ascorbique, est particulièrement intéressante au niveau immunitaire. En effet, elle stimule les défenses, ce qui augmente la résistance aux infections et permet de mieux lutter contre les virus et les bactéries et la fatigue causée par les rhumes et les états grippaux. Normalement, une alimentation variée et équilibrée permet de couvrir les besoins en vitamines. La vitamine C, par exemple, se trouve dans tous les végétaux, particulièrement dans les fines herbes (persil, estragon, etc.) et les agrumes (citron, orange, pamplemousse, etc.).

Il y a cependant un problème :

Souvent, en hiver, notre consommation en fruits et légumes frais diminue. De plus, certaines habitudes ou périodes de la vie exposent davantage à une déficience, voire une carence. Le tabagisme, par exemple, double les besoins en vitamine C, car il la détruit ! C’est alors qu’une cure en vitamine C, sous forme de comprimés effervescents ou à croquer, s’avère intéressante.

Vers le haut

Vitamine C, des besoins variable selon l'individu :
Le risque de déficience, voire de carence en certaines vitamines, est plus important lors de certaines périodes et circonstances de la vie.

  • Les enfants en bas âge manquent parfois de vitamine D.
  • Les adolescents adeptes de la malbouffe peuvent manquer de certaines vitamines.
  • Les femmes enceintes ou allaitantes ont des besoins considérablement augmentés, notamment en vitamine B9 (acide folique), en vitamines C et PP et en fer. 
  • Les personnes âgées peuvent parfois souffrir de dénutrition et, donc, de carences.
  • Certains traitements médicaux peuvent perturber le métabolisme des vitamines. La pilule contraceptive, par exemple, peut interagir avec les vitamines C, B6 et B12.
  • La pratique intensive d’un sport, les régimes, le tabagisme, l’alcoolisme et le végétarisme provoquent souvent des carences.

Les minéraux

Au même titre que les vitamines, les minéraux sont essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. En période froide, certains sont particulièrement intéressants :

  • Le cuivre, le manganèse et le soufre préviennent les maladies hivernales.
  • Le zinc et le magnésium interviennent dans les mécanismes de défense immunitaire.
  • L’association cuivre-argent-or combat la fatigue.

Cependant, il n’est pas conseillé d’entamer une cure d’oligoéléments (vitamines et/ou minéraux) si vous n’êtes pas sûr(e) que c'est nécessaire ! Demandez son avis à votre médecinMieux vaut faire d’abord une prise de sang afin d’identifier vos éventuelles déficiences ou carences avant de prendre des compléments alimentaires dont vous n’avez peut-être pas besoin… ou passer à côté de vos véritables besoins !

Les huiles essentielles

  • Ensemble de flacons d'huiles essentielles

Grâce à leurs vertus antivirales, antibactériennes, antifongiques et/ou stimulantes, de nombreuses huiles essentielles sont utiles pour traverser la saison froide. Celles de tea tree, de cannelle, de sarriette, de cèdre de l’Atlas et d’eucalyptus sont connues pour stimuler et renforcer le système immunitaire. Quant aux huiles essentielles de thym, d’origan, de niaouli, de marjolaine, de térébenthine et d’épinette noire, elles sont souveraines contre les infections des voies respiratoires (sinusite, bronchite, rhinopharyngite, etc.).

En prévention, la meilleure façon de les utiliser est de les inhaler. En suivant les instructions de votre pharmacien ou d’un bon guide d’aromathérapie, vous pouvez préparer vous-même un mélange que vous diffuserez dans l’air via un diffuseur d’huiles essentielles ou en versant quelques gouttes dans un humidificateur. Si vous ne voulez ou n’osez pas faire vos propres « cocktails », sachez que plusieurs marques ont développé des sprays assainissant à base de plusieurs (dizaines d’) huiles essentielles. Quelques pulvérisations matin et/ou soir dans une pièce, et le tour est joué ! Il est conseillé de toujours vérifier que les huiles essentielles sont 100 % pures et naturelles ; il n’y a aucune crainte pour les huiles achetées en pharmacie.

Vers le haut

La phytothérapie

La phytothérapie, c’est la médecine par les plantes. En hiver, certaines cures renforcent le système immunitaire.

  • L’échinacée ou echinacea possède des vertus antivirales et antibactériennes. Il est recommandé en prévention, mais aussi en cours de maladie, pour accélérer la guérison.
  • Le ginseng tonifie l’organisme des personnes malades ou fatiguées et stimule le système immunitaire.
  • Les produits de la ruche permettent également de mieux résister aux maladies hivernales. La gelée royale renforce le système immunitaire et la propolis stimule la formation des anticorps.
  • Certaines infusions à base de plantes sont souveraines contre les maux de l’hiver. Le thym, par exemple, soulage efficacement les maux de gorge et les irritations des voies respiratoires. Quant à l’eucalyptus et la cannelle, ils facilitent la respiration.

L'homéopathie

  • Pillules d'homéopathie disposée au milieu d'herbes

L’homéopathie consiste à administrer à une personne malade une infinitésimale quantité d’une substance qui, chez un sujet sain, provoque les mêmes symptômes. Bien que cette affirmation prête à controverse, il semblerait que les personnes et les enfants traités par homéopathie tombent moins souvent malades. Pour prévenir la grippe, il existe des traitements de fond à prendre tout au long de la période épidémique (généralement entre décembre et fin février) à raison d’une dose par semaine.

Mais attention ! Le meilleur moyen d’éviter la grippe reste la vaccination ! À cause d’un risque plus élevé de complications, le vaccin contre la grippe est particulièrement conseillé aux plus de 65 ans. Il doit être administré en automne et renouvelé chaque année.

De bonnes habitudes contre les microbes :

  • Se laver les mains plusieurs fois par jour avec de l’eau et du savon ou, à défaut, du gel hydroalcoolique, surtout en sortant des toilettes et après être allé dans un lieu public.
  • Éternuer dans le coude plutôt que dans la main.
  • Utiliser des mouchoirs en papier et les jeter après usage.
  • Humidifier les intérieurs (chambres, bureaux, salons, etc.) via un humidificateur ou une coupelle d’eau posée sur les radiateurs.
  • Aérer les intérieurs chaque jour en ouvrant grand les fenêtres pendant quelques minutes.

Vers le haut