Dossier santé

Du pollen ? Atchoum !

Le 14 avril 2017

  • Femme se mouchant dans un champ de pollen à cause des allergies

La rhinite allergique toucherait près d’une personne sur cinq. La majorité est en fait allergique à certains types de pollens qui circulent dans l’air. Bonne nouvelle : il est possible de soulager les symptômes ! Chaque année, pour Julie, c’est la même chose : dès la mi-mai, son nez coule ou est bouché, elle éternue violemment plusieurs fois par jour et ses yeux chatouillent. Et c’est parti comme ça jusqu’en septembre ! Comme 15 % de la population, Julie est allergique aux pollens des graminées, c’est-à-dire les herbes de prairie, le gazon, la plupart des céréales, les roseaux et les bambous. C’est le fameux et souvent mal nommé « rhume des foins ». Car la rhinite allergique peut également être provoquée par les pollens de bouleau (qui abondent en avril) ou d’autres arbres : le frêne, l’érable, le chêne, le peuplier, etc. (1). Selon la période où les pollens de la plante en cause circulent, la « saison » des allergies s’étend donc de mars à octobre.

Quels sont les traitements ?

Il y a différents degrés de pollinose (allergie aux pollens). Certaines personnes allergiques ne sont incommodées que par deux ou trois gros « rhumes ». D’autres, par contre, souffrent des symptômes plusieurs mois par an… En continu. Dans tous les cas, la première chose à faire est de consulter un médecin.

  • Selon l’allergène en cause, la nature et la sévérité des symptômes, il pourra prescrire des médicaments antihistaminiques (sous forme de comprimés ou de gouttes), voire des corticostéroïdes nasaux en spray. Il en existe également en vente libre. Demandez conseil à votre pharmacien.
  • Les décongestionnants (vasoconstricteurs) en spray ou en gouttes ne doivent par contre pas être utilisés plus de 5 jours d’affilée… sous peine de voir apparaître un phénomène d’accoutumance et une rhinite médicamenteuse ! Un comble quand on souffre déjà de rhinite allergique !
  • Des traitements préventifs existent également ; ils doivent être pris dès le mois de mars. Demandez conseil à votre pharmacien.
  • Et pour les cas les plus sévères, il y a la solution de la désensibilisation, à faire chez un allergologue. Ce traitement consiste à injecter au patient l’allergène, régulièrement et à doses de plus en plus élevées. Le but étant d’y habituer l’organisme. Bémol : ce traitement est long (2 ans en moyenne), relativement coûteux et s’avère inefficace dans 20 à 30 % des cas.

Quelques conseils pratiques

Quelques trucs et astuces contribuent également à diminuer le contact avec les pollens responsables des symptômes allergiques.

  • Porter des lunettes (de soleil ou de correction) à l’extérieur.
  • En voiture, investir dans un filtre à pollen et rouler fenêtres fermées.
  • Garder les portes et fenêtres fermées dans les maisons et appartements. Un air conditionné muni d’un système de filtration peut grandement améliorer le confort des allergiques aux pollens !
  • Prendre une douche, laver ses cheveux et laver ses vêtements dès qu'on revient chez soi empêchent les pollens de se diffuser à l’intérieur des habitations.
  • Sécher le linge dans un séchoir plutôt qu’à l’extérieur.

 

Les allergies croisées :
À cause de la présence d’une même protéine dans des allergènes différents, la pollinose (allergie aux pollens) peut s’accompagner d’une allergie, alimentaire celle-là, à certains fruits et légumes crus : les fraises, les pommes, les bananes, les pêches, les amandes, etc. Les symptômes ? D’intenses démangeaisons au niveau des lèvres, du palais et/ou de la gorge. Dans ces cas, mieux vaut les éviter ou les manger cuits ; ils perdent alors tout ou une partie de leur pouvoir allergène.

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