Dossier santé

Recharger ses batteries avant l’hiver

Recharger ses batteries avant l’hiver

Comprendre la baisse d’énergie saisonnière

Chaque automne, notre organisme doit s’adapter à une baisse progressive de la luminosité, qui influence directement la production de deux hormones essentielles : la mélatonine, qui régule notre sommeil, et la sérotonine, qui joue un rôle central dans notre humeur et notre motivation. Moins de lumière naturelle signifie souvent plus de fatigue, un réveil plus difficile et une baisse générale du tonus.
À cela s’ajoute un second phénomène : le changement de température sollicite davantage notre système immunitaire, qui doit redoubler d’efforts pour nous protéger des virus de saison. Cette mobilisation constante demande de l’énergie à l’organisme, une énergie qui vient alors à manquer pour nos activités quotidiennes. Enfin, la reprise du rythme scolaire et professionnel après l’été, souvent plus dense et plus stressante, achève de creuser cette dette énergétique. Ce n’est donc pas un hasard si octobre et novembre sont les mois où l’on entend le plus souvent parler de fatigue, de baisse de moral ou de « coup de barre ».
La bonne nouvelle, c’est que ce phénomène, bien que naturel, n’est pas une fatalité : il peut être largement atténué grâce à quelques ajustements simples mais efficaces du quotidien.

Les bons réflexes à adopter au quotidien

Un maximum de lumière naturelle.
Sortir au moins 20 à 30 minutes par jour aide à synchroniser l’horloge biologique et à limiter la production excessive de mélatonine en journée. Une simple marche avant d’aller travailler ou pendant vos pauses peut faire une réelle différence sur le niveau d’énergie ressenti.

Soigner la qualité de son sommeil.
Se coucher à des horaires réguliers, éviter les écrans au moins 30 minutes avant d’aller dormir et privilégier une chambre fraîche et bien aérée sont autant de gestes qui favorisent un sommeil réparateur. C’est pendant la nuit que l’organisme reconstitue ses réserves d’énergie.

Bouger régulièrement.
Contrairement à une idée reçue, l’activité physique ne fatigue pas : elle stimule la production d’énergie au niveau cellulaire et améliore la qualité du sommeil. Une marche rapide, du vélo ou quelques longueurs de piscine, pratiqués trois à quatre fois par semaine, suffisent à entretenir la vitalité sans épuiser l’organisme.

Adapter l’alimentation et l’hydratation.
L’automne regorge de fruits et légumes riches en vitamines, minéraux et antioxydants : courges, choux, pommes, raisins, châtaignes. Une alimentation variée et colorée permet de couvrir naturellement une bonne partie des besoins nutritionnels de l’organisme. Avec la baisse des températures, la sensation de soif diminue, mais les besoins en eau de l’organisme restent, eux, inchangés.

La récupération mentale.
Fatigue physique et fatigue mentale sont étroitement liées. S’accorder des pauses, pratiquer une activité relaxante (lecture, méditation, respiration) ou simplement ralentir le rythme quelques minutes par jour contribue aussi à préserver ses réserves d’énergie.